En faire plus avec moins : c'est la réalité pour de nombreuses écoles. Chaque décision implique un compromis constant entre le budget disponible et les priorités. Cela augmente non seulement la charge de travail, mais accentue également le manque d'expertise informatique en interne. Dans cet article, vous découvrirez quatre contradictions auxquelles sont confrontés les coordinateurs informatiques.
Contradiction n° 1 : beaucoup d'écrans, peu de personnel informatique
La digitalisation dans l'enseignement a radicalement changé le rôle des équipes informatiques dans les écoles. Le programme Digisprong a entraîné une augmentation considérable du nombre d'appareils dans les écoles. Les besoins en matière d'assistance et de maintenance ont donc fortement augmenté. Pourtant, les budgets ou les heures disponibles pour l'assistance informatique n'ont pas augmenté proportionnellement. Auparavant, la règle voulait qu'il y ait un informaticien pour cinquante appareils. Or, aujourd'hui, il y a beaucoup plus d'appareils, mais pas plus d'heures ni de personnel disponibles.
Outre la maintenance du matériel informatique, les collaborateurs informatiques doivent aujourd'hui s'acquitter d'autres tâches comme la cybersécurité ou la connectivité, ce qui augmente leur charge de travail. Une étude menée par le Centre de connaissances Digisprong avec le soutien de l'Union européenne indique que les écoles tentent de pallier cette pénurie en prévoyant elles-mêmes des heures supplémentaires, souvent sous la forme de tâches pédagogiques spéciales (heures BPT). Dans la pratique, cela signifie qu'elles utilisent également leurs propres ressources pour permettre une coordination informatique supplémentaire. Sans cela, il ne serait pas possible d'accomplir toutes les tâches.
Source tableau: Coordination informatique moyenne par semaine dans l'enseignement
Contradiction n° 2 : défis informatiques complexes, manque d'expertise
Outre les moyens limités pour recruter du personnel informatique, les écoles ont des difficultés à trouver du personnel spécialisé. La digitalisation progresse à grands pas et pose sans cesse de nouveaux défis. Les informaticiens assument souvent d'autres tâches (pédagogiques) ou ne possèdent pas les connaissances spécialisées requises. De plus, les ressources limitées dans l'enseignement rendent la concurrence difficile avec les avantages salariaux intéressants offerts par le secteur privé. Résultat ? Un manque d'expertise interne pour relever les défis futurs.
Contradiction n° 3 : cyberattaques intelligentes, ressources limitées
Selon une étude réalisée par Cybercrimeinfo, 209 organisations belges ont été victimes d'une cyberattaque au cours des six premiers mois de 2025. Cela représente une augmentation de 41,2 % par rapport à 2024. Un des secteurs les plus touchés est celui de l'enseignement. Plusieurs raisons expliquent cette situation. Les budgets et l'expertise limités rendent les établissements d'enseignement particulièrement vulnérables.
La tendance Bring Your Own Device (BYOD) augmente également la menace. Des attaques DDoS au phishing : plus il y a d'appareils sur le réseau, plus le risque d'être victime d'une attaque est élevé. Ces attaques sont de plus en plus sophistiquées et ont également de graves conséquences pour les écoles :
- Le fonctionnement de l'école risque d'être paralysé et l'enseignement perturbé.
- Risque de fuite de données sensibles du personnel et des élèves.
- La confiance des parents et du personnel est mise à rude épreuve.
Une stratégie à long terme est essentielle pour lutter efficacement contre les cybermenaces. Dans sa nouvelle note de politique générale, la ministre de l'Éducation Zuhal Demir souligne également l'importance de la cybersécurité pour créer un environnement d'apprentissage sûr pour les élèves et les enseignants. Il est encore trop tôt pour savoir si un budget sera dégagé à cet effet. Là encore, les écoles doivent évaluer quels outils, services ou collaborations avec des partenaires externes sont possibles avec des moyens limités.
Contradiction n° 4 : informatique moderne, infrastructure obsolète
Pour proposer un enseignement digital, l'infrastructure informatique doit également évoluer. Les écoles sont souvent confrontées à un manque de bande passante ou s'inquiètent de l'achat et de la maintenance de nouveaux équipements. La digitalisation de l'enseignement exige un environnement informatique moderne qui garantisse un accès internet sûr, rapide et fiable, mais les moyens nécessaires à cet effet sont insuffisants. Cela entraîne le report de mises à niveau importantes ou la priorité est accordée à d'autres décisions.
Conséquence ? Les écoles risquent de prendre du retard par rapport à leurs homologues étrangers et la qualité de l'enseignement est donc compromise.
Comment les écoles cherchent-elles une solution à ce problème ?
La digitalisation dans l'enseignement met une pression supplémentaire sur les équipes informatiques des écoles. De la cybersécurité à la recherche de profils informatiques spécialisés, les écoles ont du mal à offrir un bon environnement informatique. Les établissements d'enseignement doivent évoluer vers des environnements d'apprentissage modernes et sécurisés, équipés de tableaux intelligents, de plateformes d'apprentissage digitales et d'un grand nombre d'appareils. Mais dans la pratique, cela signifie des attentes technologiques toujours plus élevées avec des ressources limitées. Pour soutenir la vague digitale, un soutien structurel est essentiel.
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