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Stijn présente Hopr, le tout premier concurrent digital aux chaînes de supermarchés.

C’est ce qu’on appelle de l'audace digitale : avec Hopr, Stijn Martens introduit le premier supermarché 100% en ligne en Belgique et se pose en concurrent des grandes chaînes de supermarchés traditionnelles. S’il n’est encore présent que dans la région de Hasselt, ses ambitions ne s’arrêtent pas là. « Le modèle économique fonctionne, les producteurs locaux et internationaux connaissent déjà Hopr et les premiers clients répondent positivement. »

Il n’existait pas encore en Belgique de supermarché web où l'on ne peut acheter qu'en ligne. Comment avez-vous eu l'idée ?

« En 2015, un collègue m'a demandé : ‘C’est quoi, ton rêve ?’ J'avais déjà fait carrière dans des agences de publicité, Brussels Airlines et Mobile Vikings, entre autres, et je lui ai répondu : ‘Démarrer un grand magasin en ligne’. L’e-commerce me fascinait, j’y voyais beaucoup de possibilités d'amélioration et je cherchais le bon créneau pour y faire des affaires. Il était déjà possible de passer commande en ligne. Mais il fallait quand même aller l’emporter au magasin. Cela me semblait superflu. Ce que pouvait faire bol.com, je voulais l'introduire dans le secteur des supermarchés. Mais en mettant davantage l'accent sur le service à la clientèle et une approche personnelle. »

Comment avez-vous fait pour concrétiser votre idée, où avez-vous trouvé votre inspiration et vos exemples ?

« En tant que société unipersonnelle, ce fut un long chemin de découvertes et d'apprentissages constants. J'ai visité des exemples en Pologne et aux Pays-Bas, j'ai suivi des formations complémentaires grâce à Start it @ KBC, Limburg Start-up et des collègues de Telenet Business, je me suis levé la nuit pour noter des idées... Rien ne devait freiner mon rêve. Mon geste le plus malin ? Ça a été de veiller à avoir tout de suite une présence numérique. J'ai créé un site web, avec juste une page d'attente ‘Hé, le premier supermarché en ligne de Belgique arrive !’ J'ai assuré une présence initiale en teasing sur tous les réseaux sociaux. C’était audacieux, car je n'avais encore rien, mais mon histoire a fait mouche. Très rapidement, une grande société de distribution m'a contacté, et c'est ainsi que les choses se sont mises en marche. »

La crise du coronavirus n’est-elle pas venue gâcher la fête ?

« Au départ, je voulais commencer en mars 2020, soit en plein pendant le premier confinement. En fin de compte, Hopr a été lancé un an plus tard, ce qui s'est tout compte fait avéré une bénédiction. Entre-temps, toutes les grandes entreprises de produits alimentaires et de boissons m'avaient repéré, tout le monde voulait travailler avec moi. C'est là que l'on remarque la puissance des canaux digitaux. Le marché m'a trouvé, et non l'inverse ; c'est un peu comme s'il attendait mon initiative digitale. Pendant ce temps, parmi les camionnettes électriques, on a vu apparaître sur le marché un modèle qui m'a semblé parfait. En avril 2021, j'ai entamé les livraisons à domicile dans une large région autour de Hasselt. Désormais, si vous passez commande, vous pouvez choisir entre trois créneaux horaires pour être livré demain, et cela fonctionne très bien. »

Quels enseignements avez-vous retirés des premiers mois ?

« Ma crainte de me retrouver face à une vague de négativité s'est avérée infondée. Les gens trouvent le récit de David et Goliath plutôt sympa. La valeur moyenne des commandes est plus élevée qu'on ne le pensait au départ, les personnes âgées semblent être mon principal groupe cible, 80% de mes clients achètent désormais chaque semaine et sont donc fidèles. »

Et où se situe l’avenir de Hopr ?

« Nous avons une dynamique, tout le monde sur le marché B2B parle de Hopr. La notoriété de la marque auprès du public doit s'améliorer, je veux élargir encore mon offre, en incluant davantage de producteurs locaux. Des investissements supplémentaires devraient rendre possible l'augmentation d'échelle requise. Et pour ce dernier point, il y a déjà des plans concrets sur la table, mais je ne peux pas encore en dire grand-chose, ne serait-ce que pour préserver l'effet de surprise ! »

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à d'autres entrepreneurs ?

« Faites le pas. Arrêtez de ruminer un plan, mais osez vous jeter à l’eau. Ne vous laissez pas brider par la frilosité belge typique. Veillez toutefois à prendre un risque calculé, décidez à l'avance jusqu'où vous voulez aller. N’oubliez pas que vous pouvez toujours retourner sur le marché de l’emploi ‘normal’. Osez raconter votre histoire personnelle, vous constaterez que cela inspire les gens. »