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Glenn de 't Friethuis part à la conquête du marché national par voie digitale

Il a osé bouleverser le modèle économique de la friterie et s'est aventuré sur les territoires de la pizza et du kebab avec ses livraisons à domicile. Sans hésiter, mais à fond la caisse, avec une flotte de onze chariots (les Frithuismobies) et un marketing digital sophistiqué. Aujourd'hui, Glenn Goovaerts, de 't Friethuis, est prêt à étendre son concept à toute la Flandre. « Pourquoi pas ? Tout le monde me connaît déjà, du Limbourg à la côte. »

Devenir frituriste : un rêve de garçon ?

« À seize ans, j’étais un client régulier d’une petite friterie à Diegem et je me disais alors : ‘Un jour, je reprendrai cet établissement’. Six ans plus tard, le bon moment s’est présenté et j'ai fait une proposition au propriétaire. J'ai ensuite ouvert plusieurs autres friteries dans d'autres endroits, avant de lancer celle-ci à Kampenhout en 2008. Je suis autodidacte, je n'ai pas fait d'études supérieures, mais j'aime entreprendre. Je réfléchis constamment à de nouveaux moyens de développer mon activité. Le concept actuel fonctionne, c’est une évidence. Avec un investisseur à mes côtés, je pourrais rapidement le lancer ailleurs sous forme de franchise. »

Comment fonctionne votre concept ?

« Beaucoup pensent que l'arrivée du coronavirus m'a poussé à me diversifier dans la livraison à domicile, mais c’est une idée que je caressais depuis un an. Le confinement est arrivé juste au bon moment pour tout tester en pratique. Le premier jour du confinement, nous avons reçu 14 commandes en une minute. Notre serveur a planté et nos quatre voitures hybrides ont eu du mal à effectuer les livraisons, mais pour moi, c'était le signe que nous avions pris la bonne décision. Dans les mois qui ont suivi, nous avons systématiquement élargi notre flotte et saisi les commandes par plages horaires afin d’éviter les délais d'attente. Depuis, les fournisseurs de friteries me disent que du Limbourg à la Flandre-Occidentale, on parle de cette friterie de Kampenhout, qui a maintenant onze voitures hybrides en circulation. »

L’atout majeur ?

« Avec les livraisons à domicile, nous entrons sur un marché qui était jusqu'à présent la chasse gardée des pizzerias et des kebabs. D'ailleurs, nous le faisons avec une carte remarquablement large : en plus des frites et des snacks, on y trouve des pâtes et des produits sans gluten, mais aussi végétariens et végans. Cette dernière catégorie n’est pas encore très courante, car elle exige des friteuses séparées. Et ça marche : on estime que 60% de notre chiffre d'affaires provient désormais des livraisons à domicile. Nous traitons trois livraisons par tranche de cinq minutes, soit 36 par heure. C'est assez unique pour une friterie. »

Le passage au digital, une bénédiction ?

« Pour nous, oui. Nous sommes en ligne depuis 2018 et gardons la main sur tout : un site web que nous avons conçu nous-mêmes, un système de caisse digitale sur mesure, un écran tactile au-dessus des friteuses pour pouvoir suivre en temps réel les commandes entrantes à emporter et à livrer. Pour renforcer la fidélisation de nos clients, nous animons notre page Facebook en proposant par exemple des défis photo amusants avec des lots à gagner. Ils remportent un franc succès et sont en plein essor. C'est ainsi qu'on bâtit une véritable communauté de fans. L'avantage d'avoir tout conçu nous-mêmes est qu’on peut franchiser ce concept assez facilement : il suffit de tout copier/coller ailleurs et on peut se mettre au travail. »

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à d'autres entrepreneurs ?

« Continuez à essayer, osez expérimenter, même si vous devez commencer à petite échelle : mon capital de départ à l'époque était à peine de 18.600 euros. J'ai constamment de nouvelles idées, je n'ai pas assez de temps pour tout développer. Je les consigne dans des cahiers ou je les note sur mon GSM. Si on ne joue pas, on ne peut pas gagner. Mais c'est toujours passionnant, car il n'y a aucune garantie. J'ai aussi remarqué que lorsqu’on fait le grand saut, une chose en entraîne une autre. On se retrouve rapidement dans un réseau d'autres personnes entreprenantes, une source d’inspiration précieuse. »