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Apprendre aux enfants à programmer : un must à l’ère du numérique

 
 
 
 

CoderDojo est une organisation bénévole qui organise des sessions gratuites dans le monde entier afin d’apprendre la programmation aux jeunes. Lors de ces sessions, appelées « Dojos », filles et garçons apprennent à coder, à créer des sites web ainsi qu’à développer des applis et des jeux. « Tout est possible, rien n’est obligatoire. » Telle est la devise de Jerry Hamal, l’un des moteurs de CoderDojo Belgium.

Un samedi par mois, des enfants âgés de 7 à 15 ans apprennent les ficelles du métier de codeur. Développement de sites web et d’applis, création de jeux, manipulation de robots... Ils se frottent à toutes ces disciplines sous la houlette d’un coach pendant que certains parents les observent de loin.

Un mouvement de jeunesse technologique

« On pourrait comparer CoderDojo à un mouvement de jeunesse technologique », explique Jerry. « Dans la mesure où la société attend de nous des compétences de plus en plus numériques, nous voulons apprendre aux enfants, dès leur plus jeune âge et de manière accessible, à maîtriser la technique et la technologie. C’est la raison pour laquelle les Dojos sont totalement gratuits. Les enfants doivent seulement s’inscrire. »

« Dans la mesure où la société attend de nous des compétences de plus en plus numériques, nous voulons apprendre aux enfants, dès leur plus jeune âge et de manière accessible, à maîtriser la technique et la technologie. »
Jerry Hamal, bénévole chez CoderDojo Belgium

Cooks et coaches

Les Dojos sont exclusivement encadrés par des bénévoles locaux. Jerry distingue deux types de bénévoles : les cooks et les coaches. « Les coaches assurent l’accompagnement technique : ils apprennent aux enfants à programmer, leur donnent des missions, les inspirent et les coachent. Il s’agit souvent de (jeunes) informaticiens fiers de leur métier et désireux de le faire partager. » Les cooks se chargent quant à eux de l’organisation des Dojos. « Ils veillent à ce que le local soit rangé, à ce qu’il y ait des ordinateurs, à ce que les frigos soient remplis... Bref, à ce que tout roule. Pas besoin de connaissances techniques pour être cook. Les cooks sont souvent des parents d’enfants qui participent au Dojo. »

Tout est possible, rien n’est obligatoire

CoderDojo organise un Dojo par mois. La séance dure 3 heures et se termine autour d’une pizza ou d’autres bons petits plats. « Il n’y a pas d’autres "règles" », poursuit Jerry. « Les coaches sont maîtres de leur Dojo. Nous n’utilisons que des logiciels open source et gratuits, mais ce sont les coaches qui choisissent les technologies enseignées. Scratch, par exemple, est idéal pour apprendre la programmation aux tout-petits. Les coaches partagent l’expertise et l’expérience engrangées pendant les Dojos sur notre plateforme en ligne interne. Les coaches d’autres Dojos peuvent ainsi s’en inspirer. »

Tout le monde s’entraide

Le nombre d’enfants qui peuvent participer à un Dojo dépend du nombre de coaches disponibles à une date précise. Jerry Hamal : « Nous essayons toujours d’avoir un coach pour cinq enfants, voire un coach pour trois enfants chez les débutants. Si cinq coaches sont disponibles, nous pouvons donc accueillir de 15 à 25 enfants. »

 

« Nous laissons aussi les enfants s’entraider », poursuit Jerry. « Notamment dans le cadre de la programmation en binôme, où deux programmeurs s’attellent au même code sur un seul ordinateur. Nous associons généralement un enfant plus créatif à un jeune qui maîtrise davantage la technique. Le premier a les idées, mais a du mal à les mettre en œuvre. Le second peut tout implémenter, mais manque d’idées. Ils s’aident mutuellement. »

Quelques projets Dojo intéressants

La dernière demi-heure du Dojo est consacrée au « Show & Tell ». Les enfants ont l’occasion de présenter le travail qu’ils ont réalisé les 2 h 30 précédentes. « Ça peut aller dans tous les sens », ajoute Jerry. « Nous partageons les projets les plus remarquables sur notre page Facebook. »

  • Un robot Lego résout un rubik’s cube en quelques minutes.
  • Maarten crée un passage à niveau sécurisé.
  • Remi pilote un robot Lego avec son smartphone.
  • Un robot téléguidé ramasse les déchets PMC du Dojo.
  • Des robots jouent une séance de tirs au but pendant l’Euro 2016.
 
 

Multiplier les Dojos en Wallonie

Les Dojos ont énormément de succès. Des listes d’attente sont même ouvertes pour la plupart des sessions. « Les enfants défavorisés devraient davantage profiter des Dojos », estime Jerry. « Les filles pourraient aussi être plus nombreuses. » Il existe, par ailleurs, une marge d’amélioration en Wallonie. « Sur les quelque 55 Dojos organisés en ce moment, la grande majorité a lieu en Flandre. Nous lançons donc un appel aux bénévoles désireux d’organiser des Dojos en Wallonie. »

Un soutien permanent

Outre les coaches et cooks locaux, l’ASBL CoderDojo Belgium peut compter sur quatre bénévoles permanents au sein de la direction. Jerry Hamal : « CoderDojo Belgium ne dépend d’aucun sponsor. Sans des partenaires stratégiques tels que Telenet, qui a soutenu CoderDojo Belgium dès le début, nous ne serions rien. En plus de gérer le volet budgétaire, les membres de la direction se chargent de la communication générale. Nous mettons aussi le site web à jour, organisons des ateliers pour les coaches, etc. »

 

Envie de donner un coup de main à l’ASBL CoderDojo Belgium ? Contactez-la via Twitter, Facebook ou www.coderdojobelgium.be. CoderDojo cherche constamment :

  • des ordinateurs portables : des appareils (amortis) dont vous voulez nous faire don définitivement ;
  • des locaux : une salle où organiser un Dojo ;
  • des sponsors : une contribution financière, par exemple pour les repas d’un Dojo ;
  • des coaches et des cooks : des bénévoles pour coacher les enfants ou régler les aspects pratiques.

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