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Interview de Kris Legroe, spécialiste RH

Le travail hybride combine-t-il vraiment le meilleur des deux mondes ?

Nombreux sont ceux qui adoptent le travail hybride (un mélange de travail à domicile et au bureau). En télétravail, ce sont essentiellement les contacts sociaux qui manquent. Il s’agit là de quelques-unes des conclusions des récents sondages que nous avons menés sur LinkedIn. Nous avons demandé à Kris Legroe, responsable RH chez Telenet, ce que les entreprises devaient faire pour aborder au mieux cette nouvelle forme de travail et les défis afférents.

Depuis septembre, nous pouvons retourner au bureau comme bon nous semble. Les lieux de travail ne seront toutefois pas bondés, car de nombreuses entreprises ont adopté le travail hybride : un mélange entre travail à domicile et travail au bureau. À noter que chaque organisation interprète le travail hybride à sa manière et fixe ses propres règles et modalités.

Nous avons interrogé plusieurs centaines de followers sur LinkedIn à ce sujet. Conclusion ? La grande majorité (66 %) va au bureau quelques jours par semaine. Les sondés sont un peu plus de la moitié (55 %) à rester connectés pendant leurs congés. Ils sont aussi 55 % à suivre de temps en temps des webinaires. Et 58 % des personnes interrogées pointent le manque de contacts sociaux quand on leur demande de citer le principal inconvénient du télétravail.

Kris Legroe, Director Employee Services chez Telenet, n’est pas surpris. Il planche depuis quelque temps déjà sur l’implémentation du travail hybride. Les sondages menés auprès des travailleurs de Telenet ont fourni des résultats similaires. S’en est suivie une réflexion longue et approfondie sur les solutions à mettre en place.

Le meilleur des deux mondes

Le gouvernement a mis fin au télétravail obligatoire. De nombreuses entreprises ont néanmoins adopté le travail hybride. Comment l’expliquer ?

Kris : « Il faut remonter quelques années en arrière. De nombreuses organisations envisageaient depuis un moment déjà de "travailler autrement", en autorisant davantage de télétravail. Le coronavirus a accéléré cette tendance : nous sommes tous passés en télétravail du jour au lendemain. Mais pour la plupart des gens, ce changement ne s’est pas fait sans mal.

Notre enquête sur LinkedIn a révélé que la plupart d’entre nous ont difficilement vécu le télétravail à temps plein. Les nombreux appels vidéo et l’isolement commençaient à peser, avec une baisse d’énergie à la clé. D’un autre côté, les travailleurs ne voulaient pas retourner au bureau à temps plein. Ils souhaitaient conserver les avantages, notamment la possibilité d’aller conduire les enfants à l’école et l’équilibre entre travail et vie privée.

Le travail hybride offre le meilleur des deux mondes. Puisque vous venez de temps en temps au bureau, vous gardez le contact avec l’entreprise et les collègues tandis que vous pouvez effectuer les missions qui requièrent de la concentration au calme, chez vous. Les organisations y trouvent aussi leur compte : elles peuvent recruter des travailleurs dans un périmètre géographique étendu. Elles peuvent engager des collaborateurs qui ne vivent pas dans la région ou qui résident à l’étranger (à condition d’autoriser le télétravail à temps plein). »

La règle des 40 %

Le travail hybride réduit le temps passé au bureau. Bon nombre d’organisations s’inquiètent donc de la baisse de la cohésion. Que faire pour l’éviter ?

Kris : « Telenet est l’exemple même d’une entreprise qui prône une culture de la cohésion. Elle mise sur une ambiance positive, une collaboration agréable et une image chaleureuse renvoyée au client. Nous avons donc mis en place la règle des 40 % : tout le monde doit être présent au bureau 40 % du temps par trimestre. Le choix d’un pourcentage trimestriel, et pas hebdomadaire ou mensuel, est délibéré. Nous voulions que les travailleurs et les équipes conservent suffisamment de flexibilité. À noter que 40 % est le pourcentage minimum. Nous n’empêchons personne de venir au bureau. Pour ma part, j’essaie de faire 50/50. »

Joignable pendant les congés

La nouvelle manière de travailler accorde davantage de place à la communication digitale : Microsoft Teams, e-mails, WhatsApp... D’après nos sondages, la plupart des travailleurs restent joignables en congé. Est-ce indispensable ? Et est-ce « sain » ?

Kris : « Il n’est certainement pas nécessaire de rester joignable en permanence. J’ose espérer que la culture machiste des années ’90, époque à laquelle le travail 24 h/24 était un symbole de statut, n’est plus d’actualité. Et j’estime qu’il incombe aux cadres supérieurs de montrer l’exemple.

Mes équipes savent que quand je suis en congé, je suis joignable par SMS ou WhatsApp, mais pas par téléphone, et que je n’emporte généralement pas mon PC. Je peux ainsi déterminer moi-même le degré d’urgence. Cette méthode de travail, qui consiste à n’être joignable qu’en cas d’urgence, me semble être un bon compromis et je suis ravi que la plupart des travailleurs l’aient aussi adoptée. »

Contacts sociaux

Le principal inconvénient du télétravail, d’après notre enquête ? Le manque de contacts humains. Comment les entreprises qui pratiquent le travail hybride peuvent-elles aider leurs collaborateurs à ce niveau ?

Kris : « En mettant en place de bons accords. Chez Telenet, nous appliquons la règle des 40 %, mais vous pouvez aussi convenir de venir au bureau pour certaines activités ou réunions. Le degré d’implication est particulièrement élevé dans le cadre de réunions de brainstorming ou d’évaluation de projets : mieux vaut les organiser au bureau. En demandant la présence physique des collaborateurs à ces réunions, vous activez la dynamique et vous évitez l’isolement.

Il importe, en outre, que les organisations restent à l’écoute du ressenti de leurs collaborateurs vis-à-vis du nouveau mode de travail. Elles peuvent, par exemple, réaliser des enquêtes en ligne ou utiliser des outils comme Microsoft Workplace Analytics. Il faut aussi offrir un cadre suffisant pour instaurer le dialogue à ce sujet. Telenet organise, pendant tout le mois de septembre, des ateliers sur le travail hybride. Ils rassemblent quelque 300 équipes. Nous associons ces ateliers à une plateforme digitale qui comprend des enquêtes et du contenu sur les défis. Nous procéderons à une évaluation et aux ajustements éventuels en novembre. »

Apprentissage en ligne

D’après notre sondage, la plupart des gens ont participé à des webinaires professionnels durant l’année écoulée. Cette pratique va-t-elle se généraliser ?

Kris : « Je ne suis personnellement pas partisan des séminaires virtuels. Je ne vois pas d’inconvénient à un bref webinaire purement informatif d’une heure maximum. Mais en général, un séminaire revêt une dimension informative et sociale. On y rencontre des acteurs du secteur et on discute du fonctionnement de leur entreprise. C’est très enrichissant et c’est un bon moyen d’étendre son réseau. C’est bien sûr impossible en ligne : on perd donc l’essentiel.

Un webinaire n’est pas idéal non plus pour l’orateur. J’ai récemment donné une conférence lors d’une réunion virtuelle destinée à un réseau international d’assistants de direction. C’était sympa, mais j’aurais davantage ressenti l’enthousiasme des participants en présentiel, ce qui aurait donné une tout autre dynamique. »

 
 

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