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Un débat intergénérationnel pour clôturer Nspire 2020

« Nous sommes la première génération à apprendre de nos enfants et de nos adolescents »

En ce dernier jour de Nspire 2020, Lisbeth Imbo, journaliste à la VRT, et Jo Caudron, pionnier du numérique et hôte de l’évènement, sont revenus sur les thèmes de la semaine écoulée. Avec Mauro Druwel (12 ans), jeune inventeur et Ninja CoderDojo, Glenn Mathijssen, jeune CEO, et Martine Tempels, Directrice de Telenet Business, ils ont ainsi abordé l’enseignement, notre résilience actuelle et l’économie en ces temps de pandémie. Plusieurs générations rassemblées autour d’une même table.

 
 

« Comment ont-ils vécu ces derniers mois ? Quel a été leur état d’esprit ? » lance la journaliste Lisbeth Imbo pour entamer la discussion. « Certes, le coronavirus a changé la donne. Mais au lieu de nous attarder sur les répercussions négatives de la crise comme nous le faisons actuellement, nous devrions plutôt nous pencher sur les points positifs que nous venons de mettre en lumière », déclare Martine Tempels, Executive VP de Telenet Business. « Nous parlions depuis longtemps de la transformation numérique, mais, depuis le mois de mars, nous assistons à une véritable accélération digitale. De plus en plus d’entreprises comprennent qu’elles doivent impérativement investir dans la numérisation de leurs modes de fonctionnement et de leurs produits. Et ça, c’est positif ! »

Plus liés que jamais

« Même les millennials ont dû s’adapter », intervient Glenn Mathijssen, CEO de la startup foodtech belge Alberts. Depuis 2017, son entreprise propose des smoothies sains à composer soi-même sur place. « Nos distributeurs fonctionnaient déjà sans contact ; après quelque temps, nous avons réussi à attirer des investisseurs que nous n’avions jamais rencontrés physiquement. Au fil du temps, tout le monde réalise que tout peut s’effectuer digitalement et que cela représente un gain de temps énorme. »

 

Nous sommes également plus liés que jamais, admettent-ils. « Nous avons eu plus de temps pour aller nous promener en famille », souligne notre pionnier digital Jo Caudron. Glenn Mathijssen, qui est devenu papa pendant le premier confinement, profite pleinement de tous ces moments précieux en famille. Notre jeune participant, Mauro Druwel (12 ans), a eu plus de temps pour se pencher sur de nouvelles inventions. Mauro Druwel est l’Elon Musk des enfants de son âge. Avec CoderDojo, l’atelier numérique financé notamment par Telenet, il utilise la technologie au quotidien et développe de nouveaux outils : « à la maison, j’appelle ma sœur via MS Teams. Je peux alors prendre le contrôle de son ordinateur en quelques clics de souris pour l’aider de ma chambre sans avoir à me déplacer. »

 

Mauro Druwel a notamment développé la LockDownLamp. Dès que son père en télétravail commence une vidéoconférence, la lampe devient rouge. Mauro et sa sœur savent alors qu’il ne faut pas le déranger et qu’il vaut mieux éviter de surcharger le réseau. Il a aussi développé Car:K* qui détecte les enfants oubliés dans les voitures ainsi que SafetyShark qui prévient les parents lorsque les enfants vont nager sans surveillance.

«Les gens ont honte d’avoir échoué. Les faillites, par exemple, sont toujours synonymes d’échecs, alors que, parfois, il vaut mieux prendre du recul et reprendre son souffle pour pouvoir mieux sauter. »

Jo Caudron - Scopernia

 
 

Par essais et erreurs

« Nous sommes la première génération à apprendre des jeunes », observe Martine Tempels. « Lorsque je travaille sur mes inventions, il m’arrive d’échouer. Mais j’apprends de mes erreurs, ce qui me permet de progresser et de réussir la fois suivante », explique Mauro Druwel. L’enseignement pèche encore souvent par manque d’approches axées sur la résolution de problèmes, estiment nos invités. Le futuriste Sven Mastbooms l’a très bien dit au début de la semaine : l’enseignement devrait être un lieu où l’on apprend à rebondir en cas de coups durs.

 

« Les écoles devraient effectivement privilégier davantage les méthodes par essais et erreurs », ajoute Jo Caudron, « car c’est ce à quoi nous sommes tous confrontés dans notre carrière professionnelle. Or, de nos jours, les échecs sont encore trop souvent mal considérés. Les gens ont honte d’avoir échoué. Les faillites, par exemple, sont toujours synonymes d’échecs, alors que, parfois, il vaut mieux prendre du recul et reprendre son souffle pour pouvoir mieux sauter. Échouer, ou pouvoir faire une pause, c’est aussi en quelque sorte faire preuve de résilience », poursuit Jo Caudron. Il faut que cela devienne acceptable. « Dans une carrière professionnelle, il faut être prêt à se réinventer et à prendre de nouveaux départs. La technologie évolue actuellement à une vitesse vertigineuse. »

Un véritable compagnon de route

Cette accélération digitale et technologique constante contribue également à l’apparition de nouveaux besoins parmi les consommateurs. « Les entreprises doivent devenir les compagnons de route de leurs clients », précise Martine Tempels, « notamment en faisant la différence au moment crucial. Telenet essaie d’être là au maximum pour ses clients et de les mettre rapidement en relation avec des experts qui pourront les aider convenablement. »

 

À l’ère post-COVID, il faudra donc être pertinent et de manière durable pour ses clients. Glenn Mathijssen sait aussi que l’approche personnalisée des entreprises sera d’autant plus essentielle. « Nos distributeurs sont aussi présents depuis peu dans les hôpitaux. Les gens pouvaient envoyer des selfies accompagnés de messages d’encouragement qui apparaissaient ensuite sur nos distributeurs. Ce n’était pas grand-chose, juste un petit geste envers les médecins et le personnel infirmier, mais cela favorise un sentiment de connectivité auquel nous aspirons tous depuis ces derniers mois ».

 

« Notre économie doit oser se réinventer. Les nouvelles startups doivent être à l’épreuve du temps », conclut Martine Tempels. Cela commence par la conclusion de nouvelles coopérations comme l’a expliqué, au début de la semaine, Dado Van Peteghem, fondateur associé de Scopernia. « Mais cela commence avant tout par les possibilités que nous donnons aux enfants de découvrir la technologie. Ils doivent apprendre à réfléchir de manière critique et créative. Les enfants ont accès aujourd’hui au numérique, mais ils doivent aussi apprendre ce que la technologie représente dans nos vies aujourd’hui. » Ils pourront ainsi relever les défis futurs et continuer à apprendre de nouvelles choses à notre génération, a-t-on pu entendre en guise de conclusion.

 
 

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