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Dewi Van De Vyver et Martine Tempels, deux femmes influentes des TIC

« Nous cherchons un nouvel équilibre dans cette nouvelle façon de travailler »

Oui, même Dewi Van De Vyver et Martine Tempels, deux femmes influentes du secteur des TIC, travaillent autrement aujourd’hui. Elles dirigent leurs équipes et leurs réseaux de chez elles, grâce au digital. Tout en essayant de faire du bureau ce lieu de rencontre physique dont les gens ont tant besoin. « Nous cherchons un nouvel équilibre. »

Deux femmes haut placées dans le monde des TIC qui apparaissent simultanément dans ma fenêtre Teams : du jamais vu ! Sauf pour cette interview à paraître dans le magazine Markant. Martine Tempels est vice-présidente exécutive de Telenet Business. Dewi Van De Vyver est CEO de la scale-up Flow Pilots. Martine a été élue ICT Woman of the Year en 2012. Dewi a, quant à elle, décroché ce titre début 2020.

 

« Je me rappelle très bien avoir interpellé Martine après sa conférence lors de la réception de l’événement ICT Woman of the Year », raconte Dewi. « Je voulais qu’elle m’explique comment elle parvenait à élever des enfants sans perdre son objectif professionnel de vue. À l’époque, j’avais deux enfants en bas âge et j’étais tiraillée entre la maternité et l’envie de me consacrer à mon épanouissement et à mes ambitions. »

 

La réponse honnête de Martine a fait le plus grand bien à Dewi : « Je lui ai répondu qu’en effet, combiner les deux était assez difficile », explique Martine. « Que je vivais avec mon téléphone vissé à l’oreille, que je séjournais régulièrement aux États-Unis et qu’il m’arrivait de faire un simple aller-retour d’un jour à Londres... Et que souvent, en soirée, j’étais incapable de dire à mes enfants où j’avais travaillé. J’avais oublié. »

Le bureau, nouveau lieu social de rencontre par excellence

Martine et Dewi sont restées en contact après cette première rencontre. Les années passent et elles continuent de se croiser lors d’événements. « Le coronavirus a mis un terme à ces rencontres spontanées », relate Martine. « Pour ma part, je peux me raccrocher à mon réseau. Je sais qui appeler. Mais est-ce le cas d’un jeune diplômé qui n’en a pas encore ? Je le vois bien avec mon fils, qui a commencé son stage chez Telenet pendant le confinement. "Maman, je suis tout seul là-bas", me disait-il. Bien qu’il n’ait que des recherches documentaires à faire, il ne parvenait pas à s’y mettre. Il n’a rencontré personne. Ce n’est vraiment pas ce dont les jeunes ont besoin. »

«Les bureaux servent à renforcer les liens entre les gens. Nous transformons actuellement les bureaux de Telenet en lieux de rencontre sociaux. »

Martine Tempels, vice-présidente exécutive de Telenet Business.

 
 

La fonction d’un bureau devient évidente en cette période de coronavirus. « Venir au bureau pour se réfugier derrière son écran avec un casque sur la tête n’a pas beaucoup de sens », explique Martine. « Mieux vaut rester chez soi dans ce cas. En revanche, les bureaux peuvent servir à renforcer les liens entre les gens.
C’est la raison pour laquelle nous transformons actuellement les bureaux de Telenet en lieux de rencontre sociaux. »

Le temps passé au volant est du temps perdu

Dewi est, elle aussi, d’avis que les activités sociales sont essentielles en cette ère digitale. « Le télétravail était déjà la norme dans notre équipe de trente personnes. Mais tous les collaborateurs venaient deux jours par semaine pour voir leurs collègues, boire un café et échanger leurs idées. Le vendredi, on organisait des activités d’équipe et des ateliers, on mangeait un morceau de gâteau et parfois, on prenait un verre. Ces moments de connexion, si importants au sein d’une équipe, nous ont manqué pendant le confinement. Nous nous retrouvons donc physiquement au bureau de temps en temps depuis le mois de juin. »

«Les moments de connexion sont essentiels pour une équipe. Ils nous ont manqué pendant le confinement, c’est pourquoi nous nous retrouvons de temps en temps physiquement au bureau. »

Dewi Van De Vyver, CEO de la scale-up Flow Pilots.

 
 

Martine et Dewi travaillent la plupart du temps de chez elles. « J’alterne maintenant les appels vidéo et les entrevues physiques », explique Dewi. « Mais c’est bizarre. Avant, j’appelais toujours quand j’étais en voiture. Maintenant que nous sommes tous passés aux appels vidéo, c’est plus compliqué. J’ai l’impression que le temps passé en voiture est du temps perdu. »

Toujours en quête d’un nouvel équilibre

Martine confie qu’elle n’a pas encore trouvé son nouvel équilibre. « Nous sommes tous très proches dans notre entreprise. Il y avait 2.000 collaborateurs à Malines. Ils se rencontraient par hasard, bavardaient en peu et apprenaient des choses qu’ils ignoraient. Ce mode de fonctionnement se traduisait par une culture d’entreprise très riche. Mais aujourd’hui, je me demande comment préserver cette culture et ça m’inquiète. »

 

Les deux femmes voient-elles des différences dans la manière dont les hommes et les femmes qui composent leurs équipes s’organisent en cette période ? « Cette période est plus difficile à gérer pour les personnes qui ont de jeunes enfants. Travailler ou passer des appels avec un enfant en pleurs derrière soi est extrêmement stressant », reconnaissent-elles. Les autres différences sont ténues, car les circonstances ont amené les hommes et les femmes à se répartir les tâches ménagères de manière équitable.

Puiser de l’énergie dans les actions concrètes

Malgré cette période difficile, Martine et Dewi débordent d’énergie. Mais où la puisent-elles ? « Surtout dans les réactions des clients », répond Martine. « Nos commerciaux B2B ont passé des appels pour prendre de leurs nouvelles. Le fait que les clients soient agréablement surpris par cette petite attention et comprennent que nous ne sommes pas uniquement là pour faire du chiffre m’encourage à continuer. Je suis aussi heureuse que nous ayons trouvé une solution pour permettre aux personnes les plus vulnérables d’avoir accès à internet pour un prix abordable, même si la tâche sera difficile sur le plan opérationnel. »

«Le fait que les clients comprennent que nous ne sommes pas uniquement là pour faire du chiffre m’encourage à continuer. »

Martine Tempels, vice-présidente exécutive de Telenet Business.

 
 

Dewi puise elle aussi de l’énergie dans les actions concrètes. « Nous voulions nous rendre utiles en cette période de coronavirus, qui durera peut-être deux ans », explique-t-elle. « Je suis donc devenue ambassadrice active du projet DigitalForYouth, qui a distribué 10.000 ordinateurs portables à des jeunes vulnérables et qui en recherche à présent 5.000 autres. Au sein de notre entreprise, nous avons aussi imaginé l’outil MyTurn, qui permet aux clients de vérifier s’il y a suffisamment de place dans les magasins où ils veulent se rendre. Pitcher un produit personnel m’a beaucoup appris, nous n’avions jamais fait ça chez Flow Pilots. »

Le réseautage digital a ses avantages

En quoi cette période impacte-t-elle Dewi et Martine, deux ferventes adeptes du réseautage ? « Je trouve que c’est plus facile en cette période », explique Dewi. « Il y a des initiatives fantastiques, comme les vendredis virtuels du Voka ou les webinaires de Start it @KBC. Ils permettent de se mettre en relation avec qui on veut. L’avantage est de pouvoir communiquer facilement avec des cadres supérieurs, qui acceptent l’entrevue au préalable. C’est plus facile que lors d’un événement physique, où interpeller physiquement quelqu’un est plus stressant. Sans compter que les entretiens sont ouverts et vont droit au but. »

«Il est plus facile d’interpeller des cadres supérieurs lors d’événements en ligne, car ils ont accepté l’entrevue au préalable. »

Dewi Van De Vyver, CEO de la scale-up Flow Pilots.

 
 

Martine préférerait, pour sa part, pouvoir refaire du réseautage physique. « Je pense aux événements lors desquels j’ai abordé des sujets dont je n’aurais jamais pensé parler avec d’autres femmes. La discussion ne prend jamais cette tournure inattendue en ligne. Je constate qu’en ligne, il est question de "ce qu’on fait" et non de "qui l’on est". Je me demande parfois si nous deviendrons des "zoombies", comme le craint le psychothérapeute et auteur Bill Cornell. Espérons que la technologie puisse surtout renforcer l’aspect humain. »

 
 

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