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Martine Tempels et Sophie Pollet : deux femmes de tête chez Telenet Business

« Il nous arrive d’être volontairement imparfaites »

Les équipes et les collaborateurs sont au cœur de la carrière de Martine Tempels et de Sophie Pollet. « Il m’est arrivé d’oublier de penser à moi, » reconnaît Martine. Elle a appris à trouver un équilibre … et a transmis cette sagesse à Sophie.

Martine Tempels, Senior Vice President, dirige Telenet Business et ses 1.000 collaborateurs depuis 11 ans. Sous son égide, l’activité B2B s’est considérablement développée, passant de 5-7 % à 23 % du chiffre d’affaires total de Telenet.

 

Sophie Pollet était consultante indépendante. C’est Martine qui l’a recrutée l’an dernier. Aujourd’hui VP Marketing de Telenet Business, elle dirige une cinquantaine de personnes.

 

Travail, carrière, condition féminine, ambitions : quelle est la vision de ces deux femmes ?

Se comprendre mutuellement

Quels talents et quelles actions vous ont-ils permis de faire carrière ?

Martine Tempels : « Je me suis distinguée dans la manière de mettre des équipes en place. C’est ce qui fait la différence pour obtenir des résultats. Mon credo ? Seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin. Il faut nouer des contacts, se comprendre mutuellement et réunir des talents complémentaires. »

 

Sophie Pollet : « Dans mes activités d’indépendante, j’ai toujours misé sur la fidélisation des clients quand il s’agissait de convertir une stratégie corporate en une stratégie marketing. Je retrouve ce lien chez Telenet Business. Là où le B2B concernait autrefois les produits, il est aujourd’hui axé sur le service. Dans ce cadre, je ne suis pas celle qui présente le résultat. J’aide plutôt mon équipe à trouver des solutions. »

 

Martine : « Sophie était la bonne personne au bon endroit. Nous l’avons recrutée pour ses capacités. »

«On a le droit à l’échec, cela fait partie de la vie. Mais les femmes ont malheureusement tendance à vouloir être parfaites.

- Martine Tempels

 
 

Êtes-vous différentes des hommes qui occupent une position similaire ?

Martine : « Oui. Il a fallu que j’intègre Telenet pour me rendre compte que les hommes et les femmes agissaient différemment. Quand j’ai rejoint l’équipe de direction il y a 11 ans, elle était composée à 50 % de femmes. Dans les autres entreprises, j’étais souvent la seule femme. Les femmes nouent plus de contacts. Elles prennent plus d’initiatives. Elles adoptent un point de vue plus large et ont une vision plus globale. Mais la diversité ne s’arrête pas là. 30 % des citoyens sont issus de l’immigration. Chacun doit avoir sa chance, quels que soient son âge, ses compétences et son passé. »

Offrir liberté et assurance

Sophie : « Il est essentiel de donner des opportunités, a fortiori quand on sait que les femmes n’acceptent un travail que si elles ont déjà fait ce qui leur est demandé. À l’inverse, les hommes agissent dès qu’ils pensent en être capables. Nous tenons compte de cette différence dans notre équipe. J’aime moi-même saisir les opportunités. Je dois ce trait de caractère à la confiance en moi que m’a donnée mon éducation. Mes parents disaient toujours : “The sky is the limit. Quand on veut, on peut !” »

 

Martine : « Les entrepreneuses ont toutes acquis cette confiance en elles. Elles ont toujours croisé la route de quelqu’un qui les a poussées à faire le pas. C’est pour cette raison que j’offre la liberté et l’assurance aux femmes qui hésitent à accepter une promotion. Je leur dis : “Je suis certaine que vous en êtes capables, mais si vous voulez revenir en arrière par la suite, je m’arrangerai pour que vous puissiez le faire.” On a le droit à l’échec, cela fait partie de la vie. Mais les femmes ont malheureusement tendance à vouloir être parfaites. »

Quand osez-vous être imparfaites ?

Sophie : « J’ose parfois lâcher prise le week-end, dans l’esprit du wabi-sabi, l’art de vivre japonais qui célèbre la beauté de l’imperfection. C’est Martine qui me l’a fait découvrir. »

 

Martine : « Avant, je voulais tout faire à la perfection, au détriment de ma santé. Un exemple typique des femmes ? Avant, je repassais parfaitement mes serviettes avant de les ranger par couleur dans l’armoire. Aujourd’hui, il m’arrive d’être volontairement imparfaite. Je ne m’inquiète plus du pliage de mes serviettes. »

Travail et vie privée

Avez-vous dû renoncer à beaucoup de choses pour votre carrière ?

Martine : « Oui. Je me préoccupais de mon travail, de mes enfants et de ma famille. J’oubliais de penser à moi. Mais même mes enfants trouvaient que j’étais souvent absente. Il y a très longtemps, ma fille m’a dit : “Quand je serai maman, j’irai en Amérique.” Ça m’a fait un choc. Mais c’est vrai … Je voyageais souvent pour le travail. »

 

Sophie : « L’équilibre entre travail et vie privée ne m’a jamais posé problème. Je me suis lancée comme indépendante il y a 15 ans pour pouvoir concilier les deux. J’ai malgré tout appris à mieux séparer la sphère professionnelle et la sphère privée. Avant, je lisais mes e-mails en donnant à manger à mes enfants. Aujourd’hui, je mets le travail entre parenthèses quand je suis chez moi avec ma fille de 4 ans et mon fils de 14 ans. »

«J’aimerais que mes enfants aient l’audace de penser à eux et de se consacrer à leur passion. Ce serait une bonne chose.

- Sophie Pollet

 
 

Avez-vous dû renoncer à beaucoup de choses pour votre carrière ?

Martine : « Mes filles ont 28 et 24 ans, mon fils en a 23. J’aimerais qu’ils comprennent l’importance d’être en harmonie avec la société. Ils doivent se battre pour eux et pour leur environnement. »

 

Sophie : « J’aimerais que mes enfants aient l’audace de penser à eux et de se consacrer à leur passion. Ce serait une bonne chose. »

Des ambitions de CEO ?

Pour terminer, parlons un peu de vos projets d’avenir…

Martine : « Vous me demandez si j’aimerais devenir CEO de Telenet ? Non, je n’ai pas cette ambition. Dans la mesure où nous sommes une grande entreprise cotée en Bourse, mon rôle s’orienterait dans une direction qui ne m’attire pas. Je devrais renoncer aux interactions avec les clients, alors que j’adore ça. Les contacts avec les actionnaires me passionnent moins. Cela ne veut pas dire que je ne voudrais ou ne pourrais pas devenir CEO … Mais je préférerais alors une organisation de moins grande envergure. »

 

Sophie : « Je n’ambitionne pas non plus de devenir CEO de Telenet (rire). Mes ambitions sont plutôt axées sur l’enrichissement des connaissances et l’épanouissement personnel. Je veux faire des choses que je n’ai encore jamais faites. »

 
 

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