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Le parcours digital de Foodmaker

Foodmaker lance une activité en ligne à partir de rien

« Le coronavirus a changé la donne pour nous », explique Lieven Vanlommel, CEO de Foodmaker. « Nous n’étions pas du tout actifs en ligne et nous avons donc perdu 80 % de notre chiffre d’affaires. » Comment la chaîne a-t-elle fait face ?

Du jour au lendemain, les avions sont restés cloués au sol, les bureaux ont fermé leurs portes et les restaurants n’ont plus été autorisés à accueillir les clients. Les mesures de confinement prises pour contrer la première vague ont fait l’effet d’une bombe chez Foodmaker. Ce producteur et fournisseur d’aliments sains, actif dans toute l’Europe, a perdu 80 % de son chiffre d’affaires alors qu’il pouvait se targuer d’un parcours de croissance et d’investissement intense et constant depuis ses débuts, en 2004.

Foodmaker n’était pas actif en ligne

Foodmaker ne vendait pas ses produits en ligne avant le coronavirus. L’enseigne se contentait de publier des vidéos et des idées sur les médias sociaux, notamment Instagram. « Nous étions un dinosaure sur le plan digital », admet Lieven Vanlommel, CEO de Foodmaker. Il a vite compris qu’il allait devoir changer d’approche au plus vite.

 

Un virage que Lieven et son équipe ont négocié avec succès. C’est donc tout à fait détendu et vêtu d’un pull noir à capuche que ce jeune chef d’entreprise a répondu à nos questions pour Le Parcours Digital.

6 nouveaux sites web en peu de temps

« Nos clients ne pouvaient plus venir chez nous », raisonne Lieven Vanlommel. « Mais ils voulaient toujours manger sainement. Ils se sont mis à chercher des repas sans allergènes ni gluten sur internet. Et comme il faisait beau, ils ont ressorti le barbecue et les bières… Certains ont pris du poids pendant la pandémie : nous avons donc reçu pas mal de questions sur les régimes et les moyens d’adopter un mode de vie sain. Nous voulions apporter des réponses à ces questions aussi. »

 

Lieven a compris qu’il y avait des opportunités à saisir. Il a donc remanié son organisation. « Nous avons lancé nos activités sur internet. Nous avons créé 6 nouveaux sites web et une app en peu de temps. Avant le coronavirus, nous approvisionnions de grands restaurants et des centres de distribution. Pendant la pandémie, même notre Account Manager a enfourché sa bicyclette pour livrer des Vedge Bags à domicile. »

«Je suis ressorti de chez Google avec un carnet rempli d’idées à mettre en œuvre sur internet. Mais il est resté fermé sur mon bureau… jusqu’à la pandémie de coronavirus.

Lieven Vanlommel, CEO de Foodmaker

 
 

En fait, Lieven avait déjà, depuis des années, toute l’inspiration nécessaire pour opérer ce changement rapidement. « Lors d’une visite chez Google en 2016, j’avais noté des idées digitales dans un carnet. Carnet qui était toujours sur mon bureau. La première idée ? Un kit de survie, c’est-à-dire une box repas pour les gens qui veulent préparer rapidement des repas sains. »

De 0 % à 20 % d’activité en ligne

« En fait, cette période a été plutôt positive », se rappelle Lieven. « Elle a révélé l’esprit d’entreprise de notre équipe. Avant, les départements travaillaient séparément. Avec la crise, tout le monde a collaboré dans un même but : sauver notre entreprise. Nous avions le sentiment que notre entreprise prenait un nouveau départ. J’ai découvert mes collaborateurs sous un autre jour. Et au final, un nouveau modèle d’entreprise efficace a vu le jour. Je leur en suis extrêmement reconnaissant. »

«Tout le monde a collaboré dans un même but : sauver notre entreprise. Nous avons retrouvé l’esprit d’une start-up.

Lieven Vanlommel, CEO de Foodmaker

 
 

Le coronavirus a été le déclencheur qui a permis à l’entreprise de sauter le pas du digital. Aujourd’hui, les ventes en ligne représentent 20 % du chiffre d’affaires de Foodmaker.

Travailler autrement, même au restaurant

Autre difficulté : l’impossibilité de coordonner cette transformation au siège. Foodmaker a aussi dû « travailler autrement », en misant fortement sur le télétravail.

 

« Mais nous étions tellement occupés à sauver l’entreprise que j’ai oublié d’impliquer les télétravailleurs. Je ne m’y suis pas bien pris lors du premier confinement », reconnaît Lieven. « J’ai tiré les leçons de ces erreurs. Tout se passe mieux aujourd’hui. Chacun choisit où et quand il travaille. Nous organisons néanmoins régulièrement des réunions virtuelles via Teams. Nous faisons l’état des lieux, nous évoquons les perspectives et nous prenons des nouvelles du bien-être de nos collaborateurs. »

 

Cette forme de travail est devenue notre nouvelle normalité. « Plus personne n’est obligé de venir au siège tous les jours. Les collaborateurs peuvent aussi travailler, se concerter et se voir dans nos restaurants de Liège, Anvers, Louvain, Bruxelles, La Haye, Gand, Hasselt et Paris. Il y a des tables et des chaises libres partout. »

Le conseil suprême pour travailler autrement

Lieven a beaucoup appris au cours des derniers mois et il se fait un plaisir de partager ces expériences. Son conseil suprême pour travailler autrement ? « Dialoguez avec l’ensemble de vos collaborateurs. Avant, je sillonnais le monde sans vraiment m’entretenir avec les collaborateurs en cuisine. Maintenant que je le fais, ils m’apprennent un tas de choses et nous nous améliorons ensemble. Résultat : la productivité a déjà augmenté de 50 %. »

 
 

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À propos de Foodmaker

Depuis 2004, Foodmaker produit des repas frais et sains, préparés à base d’ingrédients qui proviennent, dans la mesure du possible, de ses champs bio de Diest. L’entreprise approvisionne des restaurants d’entreprise, des compagnies aériennes et des centres de distribution. Elle emploie actuellement 300 personnes. Elle a été fondée et est dirigée par Lieven Vanlommel, qui tient son esprit d’entreprise et sa passion pour les légumes de ses grands-pères et de sa maman. Lieven a ouvert son premier bar à salades à 18 ans.

 

La chaîne Foodmaker, qui possède 9 restaurants, se développe désormais aussi en ligne : box repas, vente de vêtements et app santé. Cette transformation déclenchée par le coronavirus a valu à l’entreprise de remporter le prix Mercure 2020 décerné par Comeos.

 

www.foodmaker.be

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